01 mai 2016

Message du mois de mai 2016

 

VA L’AIDER

Je faisais la queue à une station-service. Devant moi, une mère avec deux petits enfants a demandé pour trois dollars d’essence et deux cornets de glace à la vanille.

J’ai vu au premier coup d’œil qu’ils avaient très peu. Les enfants étaient pieds nus et portaient des guenilles.

J’ai entendu la femme mettre sur le comptoir ce qui semblait être un nombre infini de pièces pour payer sa facture.

Après avoir payé mon essence, je suis sorti et j’ai jeté un œil à la voiture de la mère. C’était un vieux modèle qui consommait sans doute beaucoup d’essence.

J’ai eu un élan de compassion pour cette mère de deux enfants mais j’ai démarré ma moto et je suis retourné à mes occupations du jour.

Moins d’une minute après avoir repris la route, j’ai entendu une voix qui disait : «Va l’aider.»Je l’ai entendue à deux reprises.

J’ai secoué la tête, pensant que la femme était probablement déjà partie. Qu’est-ce que je pourrais bien lui dire, de toute façon ?

La voix s’est fait entendre clairement une troisième fois : « Va l’aider ! »

Je suis retourné vers la station-service, en cherchant ce que j’allais dire si elle était toujours là.

En arrivant, j’ai vu que les portes de sa voiture étaient ouvertes. Elle était sur le siège du conducteur et ses deux petits enfants savouraient leur glace sur la banquette arrière.

J’ai fait une brève prière, demandant à mon Père céleste ce que je devais dire. La même voix m’a dit : « Présente-toi et demande si elle a besoin d’aide. » Je me suis approché de sa voiture et je me suis présenté. Je lui ai dit que je m’étais senti poussé à lui demander si elle avait besoin d’aide.

Elle s’est mise à pleurer et a dit : « Je viens juste de prier Jésus de m’envoyer quelqu’un pour m’aider. »

Notre Père céleste avait répondu à sa prière. J’ai payé pour qu’on lui fasse le plein d’essence et je lui ai donné le numéro de téléphone d’un membre de notre collège des anciens qui recrutait à ce moment-là. Je ne sais pas ce qu’il est advenu de cette jeune femme ensuite, mais je suis reconnaissant d’avoir suivi l’inspiration de l’aider. 


Thomas Robbins, Californie (États-Unis) 

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18 avril 2016

Message du mois d'avril 2016

 

Une 2ème chance,

La première fois que je l’ai rencontré je portais mon violon. Il s’est glissé près de moi pendant que j’entrais dans le réfectoire, l’étui de mon violon tapant contre ma jambe.

« Violon », a-t-il dit en s’approchant. J’ai répondu : « Oui. »
Je n’avais jamais vraiment parlé 
avec quelqu’un qui avait un handicap et je ne savais pas quoi dire d’autre.

Il m’a suivie jusqu’à ma table et s’est assis à côté de moi, montrant l’étui de mon violon.

« Violon », a-t-il répété.

J’ai ouvert mon étui et ses yeux ont brillé. Il a tiré sur les cordes, trop brutalement. J’ai eu un coup au cœur en imaginant qu’une corde de mon violon casse et j’ai refermé l’étui. Il m’a serrée dans ses bras avant de partir. Je l’ai vu souvent après cela.

Quand il me voyait, il passait ses bras autour de mes épaules et déposer un baiser sur le sommet de ma tête.

Pendant le reste de ma scolarité au lycée, je me suis toujours efforcée de l’éviter quand je le voyais arriver. Quand il me trouvait et m’étouffait avec ses étreintes et ses baisers mouillés, je les tolérais quelques secondes avec un sourire forcé, puis je m’éloig'ais rapidement sans dire un mot.

« Oh non », ai-je murmuré quand je l’ai vu à mon dernier concert avec l’orchestre du lycée. Après le concert, il s’est faufilé vers l’endroit où je me trouvais avec mes amis, à l’extérieur de l’auditorium. Mes amis se sont écartés quand il est venu jusqu’à moi avec un sourire, les bras ouverts pour m’embrasser.

« William ! »

Je me suis retournée et j’ai vu une femme qui courait vers nous.

« Désolée », a-t-elle dit en le prenant par le bras. "William adore le violon". Il m’a suppliée de l’amener à ce concert ce soir. Allons-y, mon chéri. »

 « Violon », a dit William en s’approchant.

Jusque-là, je ne m’étais pas rendu compte que je n’avais jamais su son nom. J’avais rencontré William deux ans auparavant mais j’avais passé tant de temps à l’éviter que je n’avais jamais fait l’effort de vraiment le connaître. En regardant William et sa mère partir, je me suis sentie submergée par la honte. Quelques années plus tard, après m’être mariée, j’ai donné naissance à un beau petit garçon atteint de trisomie, que nous avons appelé Spencer. En regardant mon fils, j’ai souvent pensé à William et je me suis demandé si Spencer aurait le même genre d’expériences. Est-ce que les gens l’éviteraient parce qu’il embrassait trop ou serrait trop fort dans ses bras ? Ses semblables seraient-ils mal à l’aise face à ses limitations ?

Quand Spencer a eu quatre mois, je l’ai emmené à l’hôpital de la région pour un rendez-vous. Comme je le faisais descendre de la voiture, j’ai vu deux personnes qui sortaient de l’hôpital. Incrédule, je me suis rendu compte que c’était William et sa mère.

« William ! » ai-je appelé, le cœur battant, quand nous nous sommes approchés.

« Salut ! » Il a traversé le parking, le visage éclairé par un large sourire. Il a tendu la main, a attrapé la mienne et l’a serrée avec enthousiasme.

« Comment vas-tu ? » lui ai-je demandé.

Les yeux brillants d’excitation, il a dit : « Violon ».

Violon. Il se souvenait de moi, lui aussi. « Oui, ai-je dit dans un rire mêlé de larmes, je jouais du violon. »

Tandis que nous parlions, j’ai fait une prière fervente de remerciement pour les tendres miséricordes d’un Père céleste plein d’amour, qui savait combien j’avais souhaité rencontrer William de nouveau. Je suis reconnaissante que Dieu ait vu la jeune mère en difficulté que j’étais, écrasée par les problèmes de santé de mon fils et préoccupée par son avenir, et qu’il m’ait fait vivre une expérience qui m’a rappelé qu’il se soucie de nous.

◼ Kaylee Baldwin, Arizona (États-Unis) 

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01 mars 2016

Message du mois de mars 2016

 

Les membres de la famille peuvent être ensemble à jamais

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Par Henry B. Eyring

Premier conseiller dans la Première Présidence.

 

Le pouvoir de la prêtrise de lier les membres de la famille éternellement est l’un des plus grands dons de Dieu. Quiconque comprend le plan du salut aspire à cette bénédiction durable. Ce n’est que lors de cérémonies de scellement accomplies dans des temples consacrés de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours que Dieu promet que les membres de la famille peuvent être liés à jamais.

Les clés de la prêtrise qui le permettent ont été rétablies sur la terre, données par le prophète Élie à Joseph Smith, dans le temple de Kirtland. Ces clés de la prêtrise ont été transmises sans interruption jusqu’à notre époque par l’intermédiaire de prophètes vivants, dans l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.

Lors de son ministère dans la condition mortelle, le Sauveur a parlé du pouvoir de sceller les familles, lorsqu’il a dit à Pierre, le chef de ses apôtres : « Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel » (Matthieu 16:19).

Ce n’est que dans le royaume céleste que nous pouvons vivre éternellement en famille. Nous pouvons y être en famille en présence de notre Père éternel et du Sauveur. Dans les Doctrine et Alliances, Joseph Smith, le prophète, a décrit ainsi cette expérience merveilleuse :

« Lorsque le Sauveur apparaîtra, nous le verrons tel qu’il est. Nous verrons qu’il est un homme comme nous.

« Et cette même sociabilité qui existe parmi nous ici existera parmi nous là-bas, seulement elle sera accompagnée de gloire éternelle, gloire dont nous ne bénéficions pas maintenant » (D&A 130:1–2).

Cette Écriture suggère que nous pouvons viser avec confiance un niveau céleste dans nos relations familiales. Si nous nous soucions suffisamment des membres de notre famille, vivants et décédés, nous ferons tout ce que nous pouvons afin de leur offrir les ordonnances de la prêtrise qui nous lieront dans les cieux.

Beaucoup d’entre vous, jeunes et moins jeunes, le font. Vous avez recherché des noms d’ancêtres qui n’ont pas encore reçu les ordonnances qui peuvent vous sceller ensemble.

Vous avez presque tous des membres vivants de votre parenté qui n’ont pas été scellés en famille par le pouvoir de la prêtrise. Beaucoup d’entre vous ont des membres vivants de leur parenté qui ont reçu des ordonnances de la prêtrise mais qui ne respectent pas les alliances qu’ils ont contractées avec Dieu. Dieu vous accordera la bénédiction de pouvoir contribuer à tendre la main avec foi à tous ces membres de votre famille. Vous avez la promesse que le Seigneur fait à ses disciples qui s’efforcent de lui amener des âmes :

« Et là où quiconque vous reçoit je serai aussi, car j’irai devant votre face, je serai à votre droite et à votre gauche, et mon Esprit sera dans votre cœur, et mes anges seront tout autour de vous pour vous soutenir » (D&A 84:88).

De la fenêtre de mon bureau, je vois chaque jour des mariés qui se font photographier au milieu de belles fleurs et de fontaines. Le marié porte souvent la mariée dans ses bras, au moins pendant quelques instants, pendant que le photographe prend des photos d’eux. Chaque fois que j’en suis témoin, je pense à des jeunes mariés que j’ai connus qui, avec le temps, parfois très peu de temps après le jour de leur mariage, ont dû se porter mutuellement d’autres façons quand la vie est devenue difficile. On peut perdre son travail. Des enfants peuvent naître avec de grands handicaps. La maladie peut survenir. Alors, avoir pris l’habitude de faire à autrui ce que nous aimerions qu’il nous fasse, quand c’était plus facile, fera de nous des héros et des héroïnes dans ces moments d’épreuve où il sera requis de nous plus que nous pensions avoir.

Les membres de notre famille méritent le genre de relations que nous pouvons emporter en la présence de Dieu. Nous devons nous efforcer de n’offenser personne et de ne pas nous offenser. Nous pouvons décider de pardonner rapidement et totalement. Nous pouvons essayer de rechercher le bonheur des autres avant le nôtre. Nous pouvons parler avec gentillesse. En nous efforçant de faire tout cela, nous favoriserons la présence du Saint-Esprit dans notre famille et dans notre vie.

Je vous promets qu’avec l’aide du Seigneur et par un repentir sincère, nous pouvons avoir, dans cette vie, un avant-goût de celle que nous voulons avoir pour toujours. Notre Père céleste nous aime. Il veut que nous revenions auprès de lui. Grâce au pouvoir de son expiation, le Sauveur nous aide à faire, dans notre cœur, le changement nécessaire pour entrer dans les saints temples, contracter des alliances que nous pouvons ensuite respecter et, le moment venu, vivre en famille éternellement dans la gloire céleste, de retour dans notre foyer.

 

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13 février 2016

Message du mois de Février 2016

 

Le témoignage de Mia

L’auteur vit au Missouri (États-Unis).

 

L’heure du coucher était passée, mais Mia n’était pas au lit. Elle était assise sur le plancher de sa chambre, réfléchissant à quelque chose que sœur Duval avait lu à la Primaire : « Le temps viendra où nul homme, nulle femme ne pourra persévérer sous une lumière d’emprunt1. »

Sœur Duval avait expliqué : « Un témoignage est comme une lumière en nous. Et chacun de nous a besoin de la sienne. Ainsi, nous pouvons être forts quand la vie est difficile et que Satan nous tente. »

Mia appuie sa tête contre son lit. Elle pense : « Je veux un témoignage que l’Évangile est vrai. » Mais comment au juste obtient-on un témoignage ? Elle sait qu’il faut, entre autres, prier.

Elle décide : « Je vais prier. » Elle va prier et ne s’arrêtera que lorsque qu’il se passera quelque chose qui lui indiquera que l’Église est vraie. Elle est prête à prier toute la nuit s’il le faut !

Elle se met à genoux. Elle murmure : « Cher Père céleste, je veux savoir si l’Église est vraie. Je veux le ressentir dans mon cœur et le savoir vraiment. »

Elle attend. Elle ne ressent rien à l’exception du sentiment doux qu’elle ressent habituellement quand elle prie. Qu’a-t-elle mal fait ? Où est son témoignage ?

Elle reste à genoux pendant ce qui lui semble longtemps quand la porte de sa chambre s’entrouvre et que son père entre.

Il dit : « J’ai vu de la lumière sous la porte. Es-tu toujours en train de lire ? » Puis, il voit des larmes sur les joues de Mia. Il s’agenouille et met son bras autour de ses épaules. « Qu’est-ce qui ne va pas ? »

Elle reste silencieuse pendant un instant. Puis elle demande : « Papa, comment obtient-on un témoignage ? »

Papa la serre dans ses bras. « C’est une bonne question. Vouloir un témoignage est l’une des premières étapes. »

Mia sent que la boule dans sa gorge commence à disparaître.

« Habituellement, on n’obtient pas un témoignage avec une seule prière. Et même quand tu en as un, tu dois continuer à l’entretenir. »

Mia demande : « Mais d’où vient un témoignage ?

Papa répond : « Un témoignage vient du Saint-esprit. As-tu déjà ressenti une impression de chaleur et de bien-être pendant la soirée familiale ou à l’église ? »

Mia y réfléchit. « Quand tu m’as donné une bénédiction avant le début de l’école, je me suis sentie bien. » Elle continue à réfléchir. « Et je ressens toujours une chaleur en moi quand j’entends le président Monson parler pendant la conférence générale. Et quand je suis gentille avec mes amis ou quand je lis mes Écritures, alors je me sens bien aussi. »

Papa sourit. « Ces sentiments sont le Saint-Esprit qui te parle. Il te donne ces sentiments quand tu fais quelque chose de juste ou quand tu entends quelque chose qui est vrai. »

Mia dit : « Je me sens bien et heureuse maintenant. Est-ce le Saint-Esprit ? »

Papa la serre encore dans ses bras. « Oui. Il te dit que les choses dont nous venons de parler sont vraies. Et c’est comme ça qu’on reçoit un témoignage. »

Plus tard, quand Mia va au lit, elle ne pense pas qu’elle a encore tout un témoignage, mais elle continue à éprouver cette sensation de chaleur et de bien-être qui lui indique que ce que Papa lui a dit est vrai. Elle sait que ce sentiment n’est que le début.

Elle se blottit dans sa couverture chaude et ferme les yeux. Juste avant de sombrer dans le sommeil, elle murmure : « Merci, Père céleste, de m’aider à avoir un témoignage. Et merci pour mon Papa. »

 

 

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20 décembre 2015

Message de Noel 2015 et vidéo de la veillée de Noël de la 1ère présidence


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LE VRAI NOËL

Le vrai Noël est donné à qui a accepté le Christ dans sa vie.

Dans la brève épître de Paul aux Galates, il exprima une grande inquiétude à propos de leur incrédulité et de leur abandon de ses enseignements concernant le Christ.

Il leur écrivit : « Il est beau d’avoir du zèle pour ce qui est bien et en tout temps, et non pas seulement quand je suis présent parmi vous. Mes enfants, pour qui j’éprouve de nouveau les douleurs de l’enfantement, jusqu’à ce que Christ soit formé en vous » (Galates 4:18-19). Autrement dit, Paul exprimait la douleur et l’angoisse dont il souffrirait jusqu’à ce que le Christ soit « formé » en eux. C’est une autre manière de dire « en Jésus-Christ », comme cette expression est utilisée à plusieurs reprises dans ses écrits.

Le Christ peut devenir partie de la vie des gens, et lorsque cela se produit vraiment, ils sont « en Jésus- Christ », le Christ est « formé » en eux. Cela présuppose que nous l’accueillions dans notre cœur et fassions de lui le contemporain vivant de notre vie. Il n’est pas seulement une vérité générale ou un fait historique, mais le Sauveur des hommes de toutes les époques et de tous les lieux. Lorsque nous nous efforçons de ressembler

au Christ, il est « formé » en nous ; si nous ouvrons la porte, il entrera ; si nous lui demandons conseil, il nous conseillera. Pour que le Christ soit « formé » en nous, nous devons croire en lui et en son Expiation. Cette foi au Christ et l’observance de ses commandements ne sont pas des contraintes pour nous. Par elles, les hommes sont libérés. Le Prince de la paix attend de nous donner la paix de l’esprit, ce qui peut faire de chacun de nous un instrument de cette paix.

Si nous aimons nos prochains comme nous-mêmes ;

Si dans nos richesses nous sommes pauvres en esprit et dans notre pauvreté riches de grâce ;

Si notre charité ne se vante point, mais est patiente et pleine de bonté ;

Si, lorsque notre frère demande du pain, nous faisons don de nous ; si chaque jour commence par une occasion et se termine par un accomplissement,

si petit soit-il, alors chaque jour est le jour du Christ et Noël est toujours proche.

(Dans Charles L. Wallis, éditeur, Words of Life, 1966, p. 33) [...]

Si vous désirez trouver le véritable esprit de Noël et goûter sa douceur, je vais vous proposer quelque chose. Dans l’agitation qui accompagne les fêtes de Noël, trouvez le temps de tourner votre cœur vers Dieu. Peut- être aux heures calmes et dans un endroit tranquille, et à genoux, seul ou avec vos êtres chers, remerciez Dieu des bonnes choses que vous avez reçues, demandez que son Esprit demeure en vous tandis que vous vous efforcez sincèrement de le servir et de respecter ses commandements. Il vous prendra par la main et tiendra ses promesses. 

 

Voici le lien vers la vidéo de la veillée de Noël de la 1ère présidence  :  http://youtu.be/7cvehPAYvds

 

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06 décembre 2015

Message du mois de Décembre

 

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LES CHAUSSURES CÉLESTES DE MON COLLÈGUE MISSIONNAIRE

Il y a de nombreuses années, après avoir quitté le centre de formation des missionnaires de Provo, je suis

arrivé en Floride prêt et motivé pour commencer à œuvrer dans le champ de la mission. Quand j’ai rencontré mon nouveau collègue, nous nous sommes trouvés beaucoup de centres d’intérêt communs et notre équipe semblait être une parfaite combinaison.

Cependant, au bout de quelques semaines, j’ai remarqué des différences. Par exemple, j’étais prêt à faire du porte à porte tous les jours mais mon collègue n’était pas très enthousiasmé par cette idée. En fait, bien qu’étant l’aîné de l’équipe, il avait choisi de faire peu de porte à porte.

J’ai aussi remarqué qu’il parlait beaucoup de lui. Sa famille était aisée et il avait vécu de nombreuses expériences que moi de condition plus modeste, je n’avais jamais connues. Tout cela a fait que j’ai commencé à me sentir mal à l’aise, presque au point d’éprouver du ressentiment. Cette rancœur que je nourrissais à son égard m’affectait spirituellement, surtout lorsque j’essayais d’enseigner l’Évangile. Il fallait que je fasse quelque chose. Au début, j’ai pensé lui parler et simplement exprimer toutes mes frustrations. Mais j’ai opté pour une approche différente.

Chaque matin, à tour de rôle, mon collègue et moi prenions notre douche et nous préparions pour la jounée. Pendant qu’il prenait sa douche, j’ai décidé d’aller discrètement au pied de son lit et de lustrer ses chaussures. Après les avoir nettoyées et polies rapidement, je les ai reposées soigneusement à l’endroit où elles étaient. J’ai fait cela tous les matins pendant à peu près deux semaines.

Pendant cette période, j’ai remarque´ que mon ressentiment diminuait. Tandis que je rendais service à mon collègue, mon cœur a commencé à changer. Je ne lui ai jamais parlé de mon petit geste serviable. Mais, un jour, il a mentionné qu’il avait dû recevoir la bénédiction d’avoir des « chaussures célestes » parce qu’elles semblaient ne jamais se salir.

Cette expérience m’a appris deux grandes leçons. Premièrement, que le véritable problème venait de moi, bien que le catalyseur de ce que j’éprouvais ait été externe. Mon collègue était une bonne personne.

Deuxièmement, je savais qu’en général, nous servons les gens que nous aimons. Mais je ne m’étais pas rendu compte que ce principe marche aussi dans l’autre sens : nous finissons par aimer les gens que nous servons.

Michael Reid, Arizona (États-Unis) 

 

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01 novembre 2015

Message du du mois de novembre

 

 

Je ne savais pas pourquoi j’étais là

Amber Cheney

Amber Cheney, Alabama (États-Unis)

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Illustration Kathleen Peterson

Ma mère et moi venions de finir notre prière du soir. Nous nous sommes embrassées en nous disant : « Je t’aime. » Puis, je suis allée dans ma chambre. Alors que je m’apprêtais à saisir la poignée de la porte, j’ai eu le sentiment très net que, le lendemain, ma mère allait mourir.

Mon cerveau et mon cœur ont essayé de chasser cette pensée. Il était impossible que quelque chose arrivât à ma mère. Tout irait bien pour elle.

Une fois dans ma chambre, je me suis agenouillée pour prier en disant à mon Père céleste que l’impression que j’avais eue au sujet de ma mère ne pouvait pas être vraie. Je lui ai demandé de bien vouloir m’enlever cette pensée, mais elle est restée. Je suis retournée dans la chambre de mes parents et j’ai dit à ma mère que je voulais la prendre une fois de plus dans mes bras et lui donner un dernier baiser avant d’aller au lit. Nous nous sommes encore dit : « Je t’aime » et je suis revenue dans ma chambre. J’ai mis longtemps avant de m’endormir cette nuit-là.

Lorsque je me suis réveillée le lendemain matin, j’étais inquiète. À mon grand soulagement, ma mère était là, heureuse et en bonne santé. Mais, au fond de moi, l’impression que quelque chose n’allait pas me taraudait. À la réunion de jeûne et de témoignage ce jour-là, ma mère s’est levée et a rendu un très beau témoignage.

Après la réunion de Sainte-Cène, elle est allée instruire sa classe de Primaire et je suis allée à l’École du Dimanche. Encore une fois, j’ai eu une impression très nette, cette fois-ci, que je devais me lever et quitter l’École du Dimanche. Je ne voulais pas me faire remarquer, mais quelque chose m’a fait me lever de ma chaise et sortir de la salle. Au bout de quelques minutes, je me suis retrouvée assise dans la classe de Primaire de ma mère, l’écoutant enseigner. Je ne savais pas pourquoi j’étais là, mais je savais que c’était là que je devais être.

Plus tard, dans l’après-midi, chez mon frère, ma mère m’a regardée droit dans les yeux pour la dernière fois avant de s’effondrer et de décéder d’une embolie pulmonaire. Pour ses raisons et dans sa miséricorde, mon Père céleste avait envoyé le Saint-Esprit me préparer. Ces inspirations m’ont permis de passer plus de temps avec ma mère que je ne l’aurais fait si je n’avais pas écouté cette petite voix douce.

L’amour de mon Père céleste n’avait jamais été autant manifeste pour moi jusqu’aux événements qui se sont produits au décès de ma mère. Combien nous sommes bénis d’avoir un Père céleste qui nous aime assez pour nous donner le don spécial du Saint-Esprit !

 

 

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15 octobre 2015

Message du mois d'octobre

 

Voilà ta mère

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Jeffrey R. Holland du Collège des douze apôtres

Dans la condition mortelle, aucun amour ne s’apparente davantage à l’amour pur de Jésus-Christ que l’amour désintéressé d’une mère dévouée pour son enfant.

Je me joins à vous pour souhaiter la bienvenue à Ronald A. Rasband, Gary E. Stevenson et Dale G. Renlund et à leurs femmes dans l’association la plus douce qu’ils puissent imaginer.

Prophétisant au sujet de l’expiation du Sauveur, Ésaïe a écrit : « Ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé1. » Une vision majestueuse des derniers jours souligne que « [Jésus] est venu dans le monde […] [afin] de porter les péchés du monde2. » Les Écritures anciennes et modernes témoignent qu’il « les a lui-même rachetés, […] il les a soutenus et portés, aux anciens jours3  ». Un cantique bien connu nous supplie d’écouter la voix de notre grand Libérateur4 [littéralement, celui qui nous délivre, NdT].

Porter, porté, se charger, délivrer. Ce sont des mots messianiques puissants et encourageants. Ils parlent d’aide et d’espoir en une progression sans risque de l’endroit où nous sommes à celui où nous avons besoin d’être, mais que nous ne pouvons atteindre sans assistance. Ils ont aussi une connotation de fardeau, d’effort et d’épuisement, et sont tout à fait adéquats pour décrire la mission de celui qui, à un prix indescriptible, nous relève quand nous sommes tombés, nous porte quand nous n’avons plus de force, nous ramène au foyer sains et saufs quand la sécurité semble absolument hors d’atteinte. Il a dit : « Mon Père m’a envoyé pour que je sois élevé sur la croix ; […] afin que, comme j’ai été élevé […], de même les hommes soient élevés […], [jusqu’à] moi5. »

Mais ces mots évoquent-ils pour vous un autre champ d’action humain dans lequel nous utilisons des mots tels que porter,  travail et délivrance  ? Comme il l’a dit à Jean alors même qu’il accomplissait l’Expiation, Jésus nous dit, à nous tous aussi : « Voilà ta mère6. »

Aujourd’hui, je déclare du haut de cette chaire ce qui a été dit ici précédemment : que dans la condition mortelle, aucun amour ne s’apparente davantage à l’amour pur de Jésus-Christ que l’amour désintéressé d’une mère dévouée pour son enfant. Quand Ésaïe, dans des paroles messianiques, a voulu communiquer l’idée de l’amour de Jéhovah, il a utilisé l’image du dévouement d’une mère. « Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? », demande-t-il. Complètement absurde, sous-entend-il, mais pas autant que de penser que le Christ nous oubliera jamais7.

Cette sorte d’amour résolu « est patiente, et est pleine de bonté, […] ne cherche pas son intérêt, […] mais […] excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout8. » Plus encourageant que toute autre chose, ce genre de fidélité « ne périt jamais9  ». « Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, a dit Jéhovah, mon amour ne s’éloignera point de toi10. » C’est aussi ce que disent nos mères.

C’est que non seulement elles nous portent, mais elles continuent de nous supporter. Ce qui fait de la maternité une prouesse aussi incroyable, ce n’est pas seulement le fait de porter un enfant avant sa naissance, mais de le porter toute la vie durant. Bien sûr, il y a des exceptions tragiques, mais la plupart des mères savent de manière intuitive et instinctive qu’il s’agit d’une responsabilité suprême et sacrée. Le poids de cette prise de conscience, en particulier sur de jeunes épaules maternelles, peut être très intimidant.

Une jeune mère formidable m’a écrit récemment : « Comment se fait-il qu’un être humain puisse aimer un enfant si profondément qu’il renonce de plein gré à une grande partie de sa liberté pour lui ? Comment l’amour mortel peut-il être si fort que l’on se soumette volontairement à la responsabilité, à la vulnérabilité, à l’anxiété et au chagrin et que l’on y revienne toujours pour en ressentir davantage ? Quel genre d’amour mortel peut vous faire sentir, une fois que vous avez un enfant, que votre vie ne sera plus jamais la vôtre ? L’amour maternel doit être divin. Il n’y a pas d’autre explication. Ce que font les mères est un élément essentiel de l’œuvre du Christ. De le savoir devrait suffire pour nous faire dire que l’impact d’un tel amour se situera entre insupportable et transcendant, encore et encore, jusqu’à ce que, le tout dernier enfant sur terre étant en sécurité et sauvé, nous puissions [alors] dire, avec Jésus, ‘[Père,] j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire11 ’. »

Pendant que l’élégance de cette lettre résonne dans notre esprit, je vais vous faire part de trois expériences qui reflètent l’influence majestueuse des mères, et dont j’ai été témoin dans mon ministère au cours des quelques semaines passées.

La première expérience constitue une mise en garde, qui nous rappelle que tous les efforts maternels n’ont pas une issue heureuse, du moins pas immédiatement. J’en ai pris conscience suite à une conversation avec un homme dont je suis l’ami depuis plus de cinquante ans, qui se mourait, éloigné de l’Église qu’il savait, dans son for intérieur, être vraie. Malgré tous mes efforts pour le consoler, je n’arrivais pas à lui apporter la paix. À la fin, il m’a parlé franchement. Il a dit : « Jeff, aussi douloureux que cela puisse être de paraître devant Dieu, je ne peux pas supporter l’idée de paraître devant ma mère. L’Évangile et ses enfants, c’était tout ce qui comptait pour elle. Je sais que je lui ai brisé le cœur, et cela brise le mien. »

En ce qui me concerne, je suis absolument certain que, quand il est décédé, sa mère a reçu mon ami les bras grand ouverts, avec amour ; c’est ainsi qu’agissent les parents. Mais la mise en garde que contient cette histoire est que les enfants peuvent briser le cœur de leur mère. Là encore, nous voyons une autre comparaison avec le divin. Je n’ai pas besoin de rappeler que Jésus est mort le cœur brisé, usé d’avoir porté les péchés du monde. C’est pourquoi, puissions-nous, dans tous les moments de tentation, penser à notre mère et à notre Sauveur, et leur épargner à tous deux le chagrin de nos péchés.

En second lieu, je veux parler d’un jeune homme qui est entré digne dans le champ de la mission, mais qui est rentré chez lui prématurément, de son propre choix, en raison d’une attirance pour les personnes du même sexe et d’un traumatisme qu’il a vécu de ce fait. Il était encore digne, mais sa foi était à un niveau critique, son fardeau émotionnel ne cessait de s’appesantir et sa douleur spirituelle était de plus en plus profonde. Il était tour à tour blessé, troublé, en colère et inconsolable.

Son président de mission, son président de pieu et son évêque ont passé des heures innombrables à chercher, à pleurer et à le bénir, restant proches de lui, mais sa blessure était si personnelle qu’il la gardait, au moins en partie, hors de leur atteinte. Le père bien-aimé dans cette histoire a consacré son âme entière à aider cet enfant, mais sa situation d’employé très exigeante faisait que, souvent, seuls ce garçon et sa mère affrontaient les nuits longues et ténébreuses de l’âme. Jour et nuit, d’abord pendant des semaines, puis pendant des mois qui sont devenus des années, ils ont cherché ensemble la guérison. Pendant les périodes d’amertume (celle du garçon surtout, parfois celle de sa mère) et de peur incessante (celle de la mère surtout, parfois celle du garçon), elle a témoigné à son fils du pouvoir de Dieu, de son Église, mais surtout de son amour pour cet enfant. Elle a témoigné par la même occasion de son propre amour inconditionnel et constant pour lui. Pour unir ces deux piliers absolument essentiels, cruciaux, de son existence même, l’Évangile de Jésus-Christ et sa famille, elle a continuellement épanché son âme à Dieu dans la prière. Elle a jeûné et pleuré, elle a pleuré et jeûné, puis elle a écouté encore et encore son fils lui répéter comment son cœur se brisait. Elle l’a ainsi porté de nouveau, mais cette fois ce n’était pas pendant neuf mois. Cette fois, elle a pensé que cela prendrait une éternité de travail dans le paysage chaotique de son désespoir.

Mais, par la grâce de Dieu, par sa propre ténacité et avec l’aide d’un grand nombre de dirigeants de l’Église, d’amis, de membres de la famille et de thérapeutes, cette mère importune a vu son fils rentrer chez lui, dans la terre promise. Malheureusement, nous sommes conscients que cette bénédiction n’est pas accordée, ou du moins pas encore, à tous les parents qui sont angoissés par les situations très diverses de leurs enfants mais, dans ce cas, il y avait de l’espoir. Et je dois dire que l’orientation sexuelle de ce fils n’a pas changé miraculeusement. Personne ne s’attendait à ce que ce soit le cas. Mais petit à petit, son cœur a changé.

Il a commencé à revenir à l’église. Il a choisi de prendre la Sainte-Cène volontairement et dignement. Il a de nouveau obtenu une recommandation à l’usage du temple et a accepté un appel d’instructeur du séminaire matinal, avec lequel il a eu beaucoup de réussite. Et maintenant, après cinq années, il a, à sa demande et avec l’aide considérable de l’Église, réintégré le champ de la mission pour terminer son service pour le Seigneur. J’ai pleuré en pensant au courage, à l’intégrité et à la détermination de ce jeune homme et de sa famille pour qu’il s’en sorte et pour l’aider à garder sa foi. Il sait qu’il doit énormément à beaucoup de gens, mais il sait qu’il doit le plus à deux figures messianiques dans sa vie, deux personnes qui l’ont porté et se sont chargées de lui, ont travaillé avec lui et l’ont délivré : son Sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, et sa mère déterminée, rédemptrice et absolument sainte.

Pour finir, une histoire vécue lors de la reconsécration du temple de Mexico, il y a seulement trois semaines. C’est là, en compagnie du président Eyring, que j’ai vu notre amie bien-aimée Lisa Tuttle Pieper se lever lors de ce service de consécration émouvant. Mais elle s’est levée avec de la difficulté parce que, d’un bras, elle supportait sa fille bien-aimée mais gravement handicapée, Dora, tandis que de l’autre elle essayait de manipuler la main droite déficiente de son enfant pour que cette fille de Dieu limitée mais précieuse au regard de l’éternité puisse agiter un mouchoir blanc et, avec des gémissements compréhensibles d’elle seule et des anges du ciel, s’écrier : « Hosanna, hosanna, hosanna à Dieu et à l’Agneau12  ! »

À toutes les mères de partout, passées, présentes ou à venir, je dis : « Merci. Merci de donner naissance, de forger les âmes, de former la personnalité et de manifester l’amour pur du Christ. À notre mère Ève, à Sarah, Rebecca et Rachel, à Marie de Nazareth et à une Mère céleste, je dis : « merci pour votre rôle crucial dans l’accomplissement des desseins de l’éternité. » À toutes les mères dans toutes les situations, notamment celles qui sont en difficulté, et toutes le seront, je dis : « Soyez en paix. Croyez en Dieu et en vous. Vous vous débrouillez mieux que vous ne le pensez. Vous êtes en fait des libératrices sur la montagne de Sion13 et, comme le Maître que vous suivez, votre amour ‘ne périt jamais14 ’ » Je ne peux rendre d’hommage plus grand à qui que ce soit. Au nom de Jésus-Christ. Amen.

 

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07 septembre 2015

Message du mois de sprembre

 

Emmène-la à l’hôpital   !

Gayle Y. Brandvold

Gayle Y. Brandvold, Californie (États-Unis)

 

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Anita a dit qu’elle allait bien, mais je me suis éloignée de son lit, je me suis agenouillée et j’ai prié.

 

J’étais célibataire et je travaillais à mon compte quand j’étais nouvelle membre de l’Église, c’est pourquoi certains jours j’avais du temps libre. Un de ces jours-là, j’ai téléphoné à la présidente de la Société de Secours pour lui demander si quelqu’un avait besoin d’aide cet après-midi-là. Elle a mentionné une sœur âgée nommée Anita (le nom a été changé) qui était récemment rentrée chez elle après un séjour à l’hôpital et qui se sentait seule. J’avais précédemment rencontré Anita et j’étais heureuse d’aller lui rendre visite.

Je l’ai appelée et suis ensuite allée à son appartement. Elle m’a demandé de lui préparer le repas et nous avons ensuite passé un excellent moment ensemble. Elle avait un bon sens de l’humour et aimait rire et raconter des histoires de sa vie.

Après le déjeuner, elle a dit qu’elle était fatiguée et m’a demandé de l’aider à sortir de son fauteuil roulant et à se mettre au lit. J’ai eu tôt fait de la border. Soudain, la petite voix douce dont j’avais tant entendu parler m’a dit : « Emmène-la à l’hôpital maintenant ! »

Anita détestait les hôpitaux et elle venait de rentrer chez elle. Je lui ai demandé si elle se sentait bien. Elle m’a dit qu’elle allait bien mais qu’elle se sentait fatiguée.

Je me suis éloignée de son lit et je me suis agenouillée. Dès que j’ai commencé à prier, la voix a répété : « Emmène-la à l’hôpital et fais-le maintenant ! »

J’hésitais, me demandant : « Que vais-je dire au médecin à l’hôpital ? »

J’ai appelé une amie qui a aussi prié et m’a dit ensuite de suivre mon inspiration.

Anita était fâchée à la seule mention que je voulais l’emmener à l’hôpital, mais j’ai tout de même appelé une ambulance. Quand elle est arrivée, deux auxiliaires médicaux sont entrés et ont ausculté Anita. Sans poser de questions, ils l’ont mise sur une civière et l’ont rapidement mise dans l’ambulance.

J’ai suivi dans ma fourgonnette. Arrivée à l’hôpital, je me suis assise et j’ai attendu. Bientôt, un médecin est apparu. Il m’a demandé : « Elle ne vous a pas dit qu’elle était tombée avant votre arrivée à son appartement, n’est-ce pas ? »

J’ai répondu : « Non. »

Il m’a dit qu’Anita s’était blessé la rate et qu’elle avait une hémorragie interne. Il a dit que, sans soins médicaux immédiats, elle aurait pu mourir.

J’ai ressenti un mélange de remords et d’exultation : remords d’avoir hésité et exultation d’avoir finalement écouté le Saint-Esprit. Surtout, j’étais reconnaissante de savoir que le Seigneur m’avait fait confiance pour aider cette sœur blessée et avait inspiré à ma présidente de Société de Secours de m’envoyer chez elle.

Ma santé s’est détériorée depuis cette expérience, mais le Seigneur continue à m’inspirer. Je prie toujours pour avoir la force de suivre ces incitations.

 

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02 août 2015

Message du mois d'août

 

Trouver un moyen de PARDONNER

Par Bonnie Brown


Nous devrons tous faire face à un moment où quelqu’un fera quelque chose qui nous blessera. Parfois, il semble impossible de se débarrasser de la souffrance. Mais le Sauveur nous a enseigné à pardonner à tout le monde, même quand l’offense est grave. Il peut être difficile de pardonner mais, en faisant des choses qui nous rapprochent du Christ, nous pouvons accéder à la paix que le pardon procure. Ci-dessous, deux jeunes filles racontent comment elles ont pardonné.

Pardonner à un ami

Quand Renée  est entrée dans une nouvelle école en Belgique, elle a été heureuse de se faire de nouvel- les camarades. Puis l’une d’elles a fait quelque chose qui a compliqué la situation. Renée explique :

" Nora a créé un compte Facebook en utilisant le nom de Kate, une autre camarade. Elle a commencé à harceler des personnes en utilisant ce profil et tout le monde a accusé Kate d’être à l’origine du harcèlement. Nora s’est même moquée de moi à l’école, en s’en prenant à ma religion et à ma personnalité. J’ai essayé d’éviter ces attaques mais je n’ai pas pu, alors j’ai commencé à fréquenter d’autres personnes."

" Quand Nora a confessé ce qu’elle avait fait, tout le monde a été en colère contre elle. Elle m’a donné une lettre d’excuses mais je ne pensais pas pouvoir lui pardonner. J’étais très en colère."

" Un jour que je lisais les Écritures, je suis tombée sur Doctrine et Alliances 64:9-10 vous dis que vous devez vous pardon- ner les uns aux autres ; car celui qui ne pardonne pas à son frère ses offen- ses est condamné devant le Seigneur, car c’est en lui que reste le plus grand péché. Moi, le Seigneur, je pardonne à qui je veux pardonner, mais de vous il est requis de pardonner à tous les hommes."

" J’ai instantanément pensé à Nora. Je me suis rendu compte que j’avais tort d’être tellement en colère. J’ai prié et j’ai demandé à mon Père céleste de m’aider à lui pardonner. Cela n’a pas été facile mais j’y suis quand même arrivée. J’ai commencé à lui envoyer des messages lui demandant ce qu’elle faisait, et, parfois, nous discutions au moment du déjeuner. J’ai appris que son père était mort quatre ans auparavant. Sa vie était difficile et elle pensait que personne ne l’aimait. J’ai été heureuse de ne pas avoir continué à lui en vouloir. Kate et quelques autres n’ont pas compris comment je pouvais pardonner à Nora, mais je savais que ce que j’avais fait était juste et que mon Père céleste était fier de moi. "

Renée a appris que Dieu nous commande de pardonner à tout le monde. En suivant ce commandement, elle a acquis de la compassion et de la com- préhension envers Nora et elle a pu lui pardonner complètement. 

 

Amour pur

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« L’amour pur du Christ peut enlever de nos yeux les écailles de la rancune et de la colère, nous permettant ainsi de voir les autres de la façon dont notre Père céleste nous voit : comme des mortels imparfaits, qui ont un potentiel et une valeur bien plus grands que ce que nous pouvons imaginer. Parce que Dieu nous aime tant, nous aussi nous devons nous aimer les uns les autres et nous pardonner les uns aux autres. »

Dieter F. Uchtdorf, deuxième conseiller dans la Première Présidence, « Les miséricordieux obtiennent miséricorde », Le Liahona, mai 2012, p. 76.

 

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